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Les didascalies - (Florette M)

 

LES DIDASCALIES
Le rideau rouge s’ouvre sur un salon aux moulures haussmanniennes, de décoration moderne.


La pièce est dans la pénombre.
Trois personnes entrent par une porte grise.
Ils traversent la pièce, laissant la porte ouverte.
Ils s’installent sur trois fauteuils crapaud gris perle.
Où s’intercalent deux chaises Louis XV noir au cannage blanc.
Ils se tiennent à l’écart les uns des autres.
Il y a une Femme, âgée de quarante ans.
Il y a, à sa droite, un Homme âgé de plus de quarante ans.
Il reste à sa gauche, une Jeune Fille de moins de vingt ans.
Ils sont face au public, et tournent la tête les uns vers les autres pour se parler.
Ils sont tendus, c’est une réunion de famille.
La Mère, le Père, la Fille aînée.


Le Père commence par s’adresser à la Mère en renouant sa cravate :
— Votre baby-sitter très chère n’est guère à la hauteur !

La Jeune Fille a l’ironie de son âge :
— C’est vrai qu’elle n’est pas grande !

La Mère a l’humeur acariâtre de sa condition :
– Taisez-vous petite impertinente !
Elle est parfaite notre Nurse !

Le Père a l’autorité de sa position de chef d’entreprise :
— Non ! Elle est trop stricte !

La Jeune Fille :
— Oh ! A-t-elle refusée vos avances, Père !

La Mère et le Père :
— Taisez-vous petite impertinente !

Le Père :
— J’ai suffisamment de soucis, je me passerais de vos sarcasmes !

La Mère :
— Quels sont donc vos soucis très cher ?

Le Père, contrôlant de ses doigts la réussite de son nœud de cravate :
— Rien qui ne soit dans vos mesures de comprendre !

La Jeune Fille :
— C’est quand même son héritage !
Tout un poème votre art du machisme, Père !

Le Père et la Mère :
— Taisez-vous petite impertinente !
Le Père :
— Mon machisme est à la hauteur du féminisme ambiant !

La Mère :
— Un soucis avec vos ouvrières, très cher ?

Le Père :
— Non avec la Baby-sitter !

Pénètre dans la pièce une petite dame, aux formes bien proportionnées, vêtue d’un uniforme gris anthracite, jupe plissée et veste boutonnée sur une chemise blanche au col monté.
C’est la Nurse !
Le « Metteur en scène » :
Mais c’est quoi cette tenue de P …. !

La « Nurse » hurle :
— Ton gamin d’accessoiriste n’était pas là ! J’avais rien pour me changer !

La « Jeune Fille » :
— Il est sur le portique, ton costume ! Grosse Dinde !

Le « Père » :
— Elle peut rester comme ça, c’est pas gênant !

La «Jeune Fille »
— Tu vas jouer comme un pied à tant la reluquer !

La « Mère »
— Va-te changer s’il te plaît ! Nous venons juste de commencer en attendant nous allons revoir quelques détails avec le metteur en scène !

Le « Metteur en scène » à La « Mère »
— Tu pourrais dire à ta copine de s’habiller un peu plus décemment !

La « Mère »
— Moi elle me plaît ainsi ! C’est mon amie !

La « Jeune Fille »
— Tiens la voilà, on peut reprendre !


Pénètre dans la pièce une petite dame, aux formes bien proportionnées, vêtue d’un uniforme gris anthracite, jupe plissée et veste boutonnée sur une chemise blanche au col monté.
C’est la Nurse !
Les regards se tournent ver elle.

La Nurse s’adressant à la Famille:
— Excusez-moi de vous déranger, mais la Petite a de la fièvre !

Le Père :
— Appelez le Médecin !

La Nurse :
— Elle réclame sa mère !

Le Père :
— Vous voyez bien que nous sommes occupés, faites le travail pour lequel vous êtes grassement payée !

La Mère :
— Avant de sortir, allumez les lumières ! Le temps est si sombre !

La nurse s’exécute,
en appuyant sur l’interrupteur un grand lustre de cristal éclaire a giorno la scène.

Le « Metteur en scène » :
Mais c’est quoi cet éclairage de M…. !
Accessoiriste !

L’ « Accessoiriste »:
— J’suis là chef !

Le « Metteur en Scène » :
— Qu’est ce que tu fous dans la salle ! Affalé dans c’te fauteuil !

La «Mère» :
— Il cuve son vin !

L’ « Accessoiriste »:
— J’admire mon travail ! Elle est bien ma déco, chef !

Le « Metteur en Scène » :
— Ne m’appelle pas chef !

L’ « Accessoiriste » :
— Bien patron !

Le « Metteur en Scène » :
— Ni Patron !

L’ « Accessoiriste » :
— Bien Papa !

Le « Metteur en Scène » :
— Lève tes fesses de là et mets-moi un éclairage correct ! Fils !

La nurse s’exécute,
en appuyant sur l’interrupteur un grand lustre de cristal éclaire a giorno la scène.
Des bibelots, des livres et un grand miroir apparaissent sur la cheminée éteinte.
Sur une petite table blanche dressée, face au public, à côté d’un journal plié : un téléphone de bakélite noire.
Sa sonnerie retentit sur la Nurse qui ferme la porte.

« DRING DRING DRINGGGG »
fait l’ « Accessoiriste »
La Mère décroche.

« DRING DRING DRINGGGG »
continue l’ « Accessoiriste »

Le « Metteur en scène » :
-- Arrête ça fils !
C’est quoi c’te sonnerie débile !
Moi j’en peux plus, c’est pas possible !
Une Nurse habillée comme une P… !
Un éclairage de M…. !
Des acteurs d’opérette !
Vous vous êtes tous donnés le mot pour pourrir ma pièce !

La « Jeune Fille » :
— Moi en attendant la fin de son pétage de plomb j’vais me fumer une clope !

Le « Père » :
— Non tu m’avais promis de t’arrêter ! La cigarette tue ma chérie !

La « Jeune Fille » :
— Autant que le whisky que tu t’enfiles tous les soirs ! Mon chéri !

Le « Metteur en Scène » :
— Stop les deux, vos problèmes conjugaux n’ont rien à faire sur la scène !
Bon allez on reprend, et la sonnerie fils, tu l’arrêtes quand elle décroche !

Sur une petite table blanche dressée,
face au public, un téléphone de bakélite noire.
Sa sonnerie retentit sur la Nurse qui ferme la porte.
« DRING DRING DRING »
fait l’ « Accessoiriste »
La Mère décroche.

La mère :
— Allô ! Oui Bonjour.

Le téléphone répond en silence.

La Mère :
— Oui, elle est là, qui la demande je vous prie ?

Le téléphone répond en silence.

La Mère :
— Bien Monsieur, je vous la passe.

La Mère tend le téléphone à sa fille, en masquant de sa main le micro.
— C’est pour vous, ne soyez pas trop longue avec ce Monsieur Didon, nous avons à parler !
La Jeune Fille :
— Allô !

Le téléphone répond en silence.
La mère va s’admirer dans le miroir au dessus de la cheminée,
pendant que le Père lit son journal.
La Jeune Fille :
— Non tu ne me déranges pas !

Le téléphone répond en silence.

La Jeune Fille poursuit sur un ton plus bas :
— Je suis avec eux !

Le téléphone répond en silence.

La Jeune Fille toujours tout doucement en regardant le Père et la Mère.
— Oui ! Ils sont à côté de moi ! Oui elle va arriver, tu peux y aller !

Le téléphone répond en silence.

La Jeune Fille sur un ton plus fort :
— Bien Monsieur, je vous rappelle dans une heure !

Et dans un murmure :
— Fais attention à elle !

Le téléphone est reposé sur son socle.
« Baling, Baling ! »
fait l’ « Accessoiriste »

La Mère s’adressant à la Jeune fille tout en se poudrant dans le miroir :
— Ce Monsieur Didon, dites-moi, n’est-ce pas ce bel Apollon de professeur de chant !

Le Père, surpris :
— Vous employez un professeur de chant !

La Mère, suspendant son geste et fixant son mari dans le miroir :
— Mais non, très cher, c’est notre voisin du dessus !

Le Père dégoûté :
— Celui-là ! Le basané !

La Jeune Fille :
— Oui celui-là, vous employez bien une chinoise en guise de Nurse !

Le Père et la Mère :
— Taisez-vous petite impertinente !

Le Père :
— Oui, justement, parlons-en de cette niaise !

La Mère :
— Vous avez un problème avec vos clients chinois, très cher ?
Notre Nurse n’y est pour rien, elle est Tibétaine !

Le Père dégoûté :
– Le Tibet est en chine !

La porte vole en éclat sur La Nurse alarmée.

— « schtrompf, claque, schtrompf »
fait l’ « Accessoiriste »

– « Hi, hi, hi »
fait « La Nurse » en entrant.

Le « Metteur en scène » :
Nom de Dieu !
Pourquoi elle rigole bêtement celle-la !
Mais B…. de M… c’est quoi ces bruitages à la C… que tu me fais, fils!

La « Mère » à la « Nurse » :
Oui, pourquoi ris-tu ?

La « Nurse » à la« Mère » :
— Les bruitages du gamin, ils sont trop cool !


La « Mère » à la « Nurse » :
Tiens nouveau, tu aimes les bruits des hommes maintenant !


La « Nurse » à la« Mère » :
Oh si on peut plus rigoler !

Le « Metteur en scène »:
— Non, mais c’est pas croyable, c’est un Drame, un vrai que vous devez jouer, pas un vaudeville ! Bande d’incultes !


La « Jeune Fille » :
— Si c’est pour me faire insulter, moi j’me casse !


Le « Père » à la « Jeune Fille » en aparté :
— Tu les aimes bien les mots salaces !


La « Jeune Fille » au « Père », toujours en aparté :
— Venant de toi, mon cœur !


Le « Metteur en scène » au « Père » :
Lâche les lèvres de ta femme !
Reprends tes marques « le Père », c’est ta fille !
On reprend, sé-rieu-se-ment !
Et fils ! Fais un effort, sinon je te renvoie chez ta Mère !
La « Nurse », tu ne ris pas !
Tu es en larmes, paniquée !
La « petite » est malade !


La porte vole en éclat sur La Nurse alarmée.
Secouée de sanglots.

— « clack !»
fait l’ « Accessoiriste »


La Mère surprise :
— Qu’est-ce qui vous prend !

La Nurse :
— La « Petite » a disparu !

La Mère, tout en continuant de se coiffer :
— Elle est malade, elle ne doit pas être loin !
Avez-vous appelé le Médecin, au moins ?

La Nurse :
— Non, Madame, je la cherche !

Le Père, agacé, à la Mère :
— C’est votre fille, très chère, vous pourriez vous en occuper !

La Jeune Fille :
— C’est la vôtre aussi, Père !

Le Père et la Mère :
— Taisez-vous petite impertinente !

La Mère se dirigeant vers la porte :
— Venez donc avec moi, je suis certaine qu’en tant que sœur aînée vous saurez m’aider à la retrouver !

Tandis que la porte se referme, entraînant la Jeune Fille et sa Mère ,
loin de la pièce, la Nurse se jette dans les bras grands ouverts du Père !

La Nurse au Père :
— Quand partons-nous mon Amour !

Le père à la Nurse en l’embrassant :
— Bientôt, j’ai vendu l’entreprise à tes compatriotes. Nos places pour l’Italie sont réservées. Demain on se fait la malle, avec le blé de ma Femme !

Le Père et la Nurse s’enlacent fougueusement.

Côté Jardin, « La Mère » hurle :
— Mais il la p’lote !

Le Metteur en Scène :
— C’est un jeu !

« La Mère » en s’approchant des acteurs enlacés :
— Il pourrait faire semblant !
Tiens moi aussi j’vais p’loter ta femme !

Le Metteur en Scène :
— Tu ne peux pas c’est ta fille !

La « Jeune Fille » vérifiant aussi la position des mains du "Père", son mari :
— C’est vrai que cela pourrait être plus délicat tout de même !

Le « Père » au « Metteur en scène » :
— Mais tu as dit fougueusement !

Le « Metteur en scène » à tout le monde entre cour et jardin :
Je ne veux plus d’histoires ! Yen a assez de vos affaires affectives qui débordent sur scène !
Reprenons, le « Père », les mains sur les hanches de la « Nurse » !



Le Père et la Nurse s’enlacent amoureusement.

Le Père :
— Bonne idée ma chérie, d’avoir dit que la petite a disparu, nous avons la paix, comme ça !

La Nurse :
— Mais je n’ai rien inventé, c’est vrai !

Le Père catastrophé repoussant vigoureusement « La Nurse »,
fonce vers la porte qui s’ouvre au même instant,
sur la Mère et la Jeune Fille éplorées !

Le Père :
— Vous l’avez retrouvée ?

La Mère et la Jeune Fille sanglotante :
— Non !


Sur la petite table blanche dressée, face au public : le téléphone de bakélite noire.
Sa sonnerie retentit.
« DRING DRING DRING »
fait l’ « Accessoiriste »
La Nurse décroche.


La Nurse :
— Allô ! Oui Bonjour.
Le téléphone répond : UN GRAND SILENCE

La « Jeune Fille » :
— HE, HO ! Il est où l’ « l’Accessoiriste » ?

Le « Metteur en scène » :
-Oh fils, tu fais quoi avec ce miel, plein la bouche !

L’ « Accessoiriste » :
— « ge », «meu » «fêt » la « vouah» !

Le « Metteur en scène » :
— Reprenons !


Sur la petite table blanche dressée, face au public : le téléphone de bakélite noire.
Sa sonnerie retentit.
« DRING DRING DRING »
fait l’ « Accessoiriste »
La Nurse décroche.
La Nurse :
— Allô ! Oui Bonjour.

Le téléphone répond, haut et clair !
La voix d’une petite fille résonne sur la scène.
C’est l’Accessoiriste.

Le téléphone :
— Mère, vous m’entendez !

La Mère hoche la tête en essuyant ses yeux avec un mouchoir.

Le téléphone :
— Père vous m’entendez !

Le Père hoche la tête en s’approchant de la Nurse !

Le téléphone :
— Mère vous savez que Père vous trompe !

La Mère hoche la tête en rangeant son mouchoir.

Le téléphone :
— Mère il vous trompe avec la Nurse !

Le Père baisse la tête en regardant ses chaussures !

Le téléphone :
— Mère il va partir avec la nurse et votre fort…

Le Père vient de raccrocher le téléphone.

« Baling, Baling ! »
fait l’ « Accessoiriste »

La Mère s’adressant au Père :
— Tu m’as assez prise pour une potiche !
Tu peux partir avec ta « pouliche » !
La Bonne vient de faire tes bagages, ils sont dans le couloir !

Le Père se jette aux pieds de la Mère :
— Mais ma chérie, je vous aime !

La Mère, tournant son regard loin dans la salle :
— Moi, je ne t’ai jamais aimé ! Tu es arrogant ! Bête et sans vergogne !

La Nurse s’agenouille au côté du Père.
Elle attrape son visage dans ses mains.
Essuie ses larmes en l’embrassant.

La Nurse :
— Moi je vous aimerai toujours ! Fuyons mon Amour !

Le Père à la mère :
— Et notre fille ?

La Mère baisse son visage vers le Père, toujours à ses pieds, les yeux larmoyants ! Puis lentement lève la tête et montre du doigt la Jeune Fille !

– Notre fille, elle est là !


Le Père doutant de la santé mentale de sa femme, se lève,
l’attrape par les épaules et la secoue !

Le Père secoue la Mère en hurlant :
— Mais pas celle là, la Petite, celle du téléphone !


La Jeune Fille, tire une gifle à son père pour libérer sa Mère !

« clack »
fait la main sur la joue !

« Le Pére »
— Elle est forte celle-la ; pas besoin d’être si violente !

La « Jeune Fille » :
— C’est pour faire vrai, c’est un drame !

Le « Père » en frottant sa joue :
— Tu te venges, oui !

Le « Metteur en scène »:
ça y’est les comptes sont à zéro !
Bon reprenons, mais moins forte la baffe !
Fils tu fais le bruitage ! Mais synchrone s’il te plaît !

La Jeune Fille, tire une gifle à son père pour libérer sa Mère !
« clack »
fait l’ « Accessoiriste »

Avec un léger temps de retard !

La Jeune Fille :
— La Petite, elle est avec son Père !

Le Père abasourdi :
— Mais c’est moi son Père !

La Mère :
— Oui à l’état civil !
Est-ce que tu l’as déjà bien regardé ta fille !
Non, jamais !
Tu l’as reconnue c’est tout !
Son père je vais te le présenter !


D’un pas décidé la Mère se dirige vers la porte !
L’ouvre en grand !

La Mère, d’une voix mielleuse :
— Mon chéri, tu peux venir, laisse la Petite à la bonne !

La Nurse accrochée aux jambes du « Père »
— Ne t’en fais pas mon chéri, je t’en ferai plein des filles, même un garçon si tu veux !

La Jeune fille hilare :
— Vous allez être surpris mon Père !

Dans la pièce entre un grand homme, basané !

« Hi, hi, hi »
fait « La Nurse »

« Hi, hi, hi »
fait « Le Père »

« Hi, hi, hi »
fait « La Mère »

Mais B…. de M… éructe le Metteur en scène !
J’ai dit « basané » pas « bouchonné » !

L’ « Accessoiriste » :
— C’est mon maquillage qui va pas ?

Le Metteur en Scène :
— Fils à l’état naturel tu es basané !

L’ « Accessoiriste » :
Oui t’as raison papa, j’enlève ça !


ON REPREND !
C’est le dernier acte ! Alors sérieux !


La Jeune fille hilare :
— Vous allez être surpris mon Père !

Dans la pièce entre un grand homme, basané !

La Mère en enlaçant le Jeune Homme :
— Je te présente Monsieur Didon, mon futur Mari !


Le Père ne tenant plus sur ses jambes tire une chaise pour s’asseoir !
La Nurse toujours accrochée à ses jambes !

La Mère au Père, en le toisant hautainement :
— Tu es un piètre mari, un fantôme au lit, un mauvais Père et surtout un nul en gestion !
Tu crois tout de même pas que j’allais te laisser vendre l’entreprise !
Oh ça non !
Je surveille tout depuis toujours !
Avec l’aide de ta fille, l’aînée qui elle s’y connaît encore mieux que moi, nous avons tout repris en main!
Maintenant tu peux partir ! Mais sans rien !
Tu as signé un contrat je te rappelle !

Le Père se lève, prend la Nurse par la main.

Le Père :
– Viens ma chérie, nous n’avons plus rien à faire ici !

La Nurse :
— Non, j’aime pas les pauvres !



FIN
« CLAP CLAP »
fait l’ « Accessoiriste »

Le Metteur en Scène :
« C’était très bien les enfants ! Demain, pour la première, ce sera Génial ! »


 

 

 

 

 

 

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